Si l’importance d’un régime alimentaire sain et équilibré pendant la grossesse et l’allaitement ne fait plus aucun doute, l’importance du DHA au sein de ce régime est encore peu connue.

Le DHA ? Qu’est-ce que c’est ?

Le DHA (acide docosahexanénoïque) est un Acide Gras Essentiel qui appartient à la famille des Oméga 3.

Tout le monde a entendu parlé des Oméga 3. Ces fameux nutriments que l’on trouve dans certaines matières grasses et qui appartiennent à la famille des acides gras Polyinsaturés.

Et bien, tous les Oméga 3 ne se valent pas. Il est donc important de les distinguer. Le DHA un Oméga 3 à chaine longue très spécifique que l’on ne trouve QUE dans les poissons gras et certains crustacés.

Les Oméga 3 sont dits « Essentiels », car notre corps ne sait pas les synthétiser lui-même. Il faut donc obligatoirement les lui apporter par l’alimentation. Nos apports en Oméga 3 vont donc exclusivement dépendre de la qualité de notre alimentation.

Le problème est que peu d’aliments contiennent des Oméga 3… et comble de malchance, la majorité de ces aliments ont progressivement été éliminés de nos assiettes par l’industrie agro-alimentaire. Les meilleures sources d’Oméga 3 d’origine « Végétale » sont le colza, le lin, la cameline, le chanvre, la noix mais aussi la salade de mâche.

Les meilleures sources d’Oméga 3 d’origine marine sont les poissons gras tels que la sardine, le maquereau, le hareng, le saumon, le thon… C’est dans les poissons gras que l’on trouve l’indispensable Oméga 3 DHA !

Et si l’on s’inquiète tous aujourd’hui de la présence de métaux lourds et autres contaminants dans les poissons, sachez qu’une carence en DHA est beaucoup plus préjudiciable pour l’organisme que digérer quelques nanogrammes de contaminants. Le corps a appris à gérer un contaminant (quand on voit l’air que l’on respire et le nombre d’additifs chimiques et de pesticides que l’on avale chaque année…) alors qu’il ne sait absolument pas gérer et compenser une carence en DHA.

Le DHA ? A quoi ça sert ?

Le DHA est le plus méconnu mais probablement un des nutriments les plus important pour la construction de notre capital santé. Il a fait l’objet de plus de 25 000 études cliniques et est le seul nutriment à bénéficier de plusieurs allégations santé au niveau mondial.

Egalement appelé « Acide cervonique », le DHA (acide docosahexanénoïque) règne en maitre sur le bon développement et le bon fonctionnement de notre cerveau. Il assure en effet un rôle majeur dans les connexions neuronales favorisant ainsi nos capacités cérébrales (mémoire, éveil, concentration, sommeil…) et limitant les risques de pathologies tels qu’un déclin cognitif précoce (Alzheimer).

Le DHA influe sur notre système nerveux mais également conditionne la qualité de notre vue. Il est en effet indispensable au développement et au renouvellement de nos photorécepteurs rétiniens.

Enfin, il joue un rôle majeur sur le plan cardiovasculaire (bon fonctionnement cardio-vasculaire, régulation du cholestérol…) et assure la bonne fluidité de nos membranes cellulaires.

Un rôle encore plus important pendant la grossesse : un apport suffisant en DHA permet de limiter le risque d’accouchement prématuré, et ainsi d’assurer le bon développement de l’enfant (2). De plus, il contribuera à limiter les baisses de moral pouvant être liées à la grossesse, et notamment le « baby-blues » après l’accouchement.

Cerveau, vision, système nerveux, cœur, cellules… on comprend désormais l’importance d’apports suffisants en DHA notamment pendant la grossesse, l’allaitement mais aussi pendant les premières années de vie de l’enfant… les années ou tout se construit pour le reste de sa vie.

Le DHA, un Oméga 3 essentiel pour la santé de Bébé.

Pendant les 4 premières années de sa vie (de la grossesse à ses 3 ans), un Bébé a des besoins en matières grasses 3 à 5 fois plus élevés que chez l’adulte. Contrairement aux idées reçues, les matières grasses doivent représenter jusqu’à 50% de ses apports énergétiques totaux.

Pas question donc de mettre une croix sur le gras pendant la grossesse, l’allaitement et dans les purées de Bébé.

Seulement, tous les gras ne se valent pas. Pendant cette période de construction, bébé a besoin d’apports importants en Oméga 3 végétaux mais aussi en Oméga 3 d’origine marine de type DHA.

Des apports adaptés en DHA vont permettre d’optimiser le bon développement du cerveau, de la vision et du cœur de Bébé pour qu’il bénéficie ainsi du meilleur potentiel santé possible.

Chez les Futures Mamans, une vigilance sur la consommation de DHA est essentielle dès le début de la grossesse et surtout à partir du troisième trimestre de grossesse et pendant toute la période d’allaitement (si vous décidez de ne pas allaiter, il convient d’ajouter une goutte d’huile riche en DHA dans chaque biberon de lait adapté).

Les études ont montré qu’un apport optimisé en DHA au cours de la grossesse et de l’allaitement favorisait de meilleures facultés intellectuelles et psychomotrices chez l’enfant. Le risque de développer des maladies chroniques au cours de la vie sera également limité par une bonne consommation de DHA pendant la grossesse et les premières années de l’enfant.

Une consommation de DHA très insuffisante en France !

Malgré son importance fondamentale pour la santé du fœtus et du nourrisson, le DHA est pourtant délaissé par les françaises. En effet, celles-ci font partie des mamans qui consomment le moins de DHA dans le monde, au côté des Pakistanaises, des Sud-Africaines rurales, des Canadiennes et des Hollandaises (1).

Tout comme le reste des acides gras polyinsaturés, le DHA ne peut pas être produit par le corps humain. La mère étant l’unique source de DHA pour le fœtus, il lui revient d’en consommer en conséquence pour éviter un déficit chez Bébé mais surtout une carence pour elle-même (le Bébé sera toujours prioritairement alimenté en DHA au détriment de la mère).

Il est donc recommandé pour la femme enceinte de consommer du poisson deux fois par semaine, et du poisson gras de préférence, afin d’obtenir les bons apports en DHA et bien entendu de bannir la consommation d’alcool et de cigarette qui en plus d’être nocifs présentent la particularité de diminuer l’assimilation du DHA.

Si la consommation de poissons gras n’était pas possible ou souhaitée pendant la grossesse, il conviendra alors de se supplémenter en capsules d’huiles de poissons gras (veiller à ce qu’elles soient riches en DHA et garantie EPAX) ou de consommer des mélanges d’huiles alimentaires adaptées à la grossesse et l’allaitement.

Les huiles Quintesens sont une alternative saine, naturelle et pratique. Les mélanges « Futures Mamans » et « Bébé » contiennent de l’huile de poisson désodorisée et filtrée, et ont été spécifiquement formulés pour satisfaire les besoins en nutriments essentiels (en DHA mais aussi en Oméga 3 et Vitamine E) de la femme enceinte et allaitante et de son bébé.

Sources:

1) Brenna JT, Varamini B, Jensen RG, et al.(2007). Docosahexaenoic and arachidonic acid concentrations in human breast milk worldwide. Am J Clin Nutr, 85, 1457−1464.

2) Olsen SF, Secher NJ, Tabor A, et al. (2000). Randomised clinical trials of fish oil supplementation in high risk pregnancies. Fish Oil Trials in Pregnancy (FOTIP) Team. BJOG, 107, 382−395.