C’est enfoncer une porte ouverte que d’affirmer que l’alimentation est à l’origine du capital santé des nos enfants. Mais l’alimentation est bien plus que cela !

Si elle est essentielle à la construction de leur fondation physiologique, elle participe également à leur développement moteur et social, et à leur éveil sensoriel.

De manière unanime les experts en nutrition s’accordent sur l’importance d’une alimentation saine, variée, équilibrée et cela dès la diversification alimentaire.

Mais comment faire pour amener l’enfant à manger varié et équilibré dès son plus jeune âge, afin qu’il conserve ces habitudes en grandissant ?

 

  • Agir avant la période de « néophobie alimentaire »

De façon innée, l’enfant a une préférence pour le gras et le sucré, dont il se contenterait si nous ne tentions pas de l’ouvrir aux autres aliments.

Dès la diversification alimentaire, et avant qu’une néophobie alimentaire ne se déclare, il est important de faire goûter le plus possible d’aliments différents à votre bout’chou afin d’élargir au maximum son répertoire alimentaire. En effet, entre 2 et 5 ans, très souvent (chez environ 80% des enfants), l’enfant devient néophobe, c’est-à-dire qu’il se méfie ou refuse de consommer les aliments nouveaux, et se contente de tout ce qui est connu. Il est alors très difficile de lui faire découvrir de nouveaux aliments. Cette situation cesse généralement après 5 ans.

Il a notamment été démontré que le fait d’introduire une grande variété de légumes durant les premiers mois de la diversification alimentaire augmente plus tard l’acceptation d’une plus grande variété d’aliments chez l’enfant.

Faites donc manger de tout à votre enfant, en favorisant bien-sûr les aliments sains, tout en respectant son appétit.

  • Le phénomène de « répétition »

Des études ont largement démontré qu’après avoir goûté une dizaine de fois un aliment, votre enfant finit par l’aimer, et cela de façon durable. Faites-lui goûter juste une toute petite bouchée, en terminant par un aliment qu’il aime, et répétez l’opération de temps en temps, pour qu’il s’habitue peu à peu au nouvel aliment et finisse par l’intégrer à son répertoire d’aliments connus et aimés. Incitez-le à goûter, insistez un peu mais ne le forcez pas car cela peut provoquer un rejet. Vous pouvez aussi associer directement l’aliment nouveau à des aliments qu’il connaît et qu’il aime, par exemple dans une tarte salée, un flan de légumes…

Vous pouvez aussi tenter de présenter chaque fois l’aliment sous différentes formes pour qu’il soit plus facilement accepté : cru, cuit, en purée, soupe…

  • Jouer sur le ludique

Pour amener plus facilement votre bambin à manger les aliments qu’il aime moins, n’hésitez pas à les mettre en valeur. Mettez-les en scène de manière amusante, en jouant sur les couleurs, des formes rigolotes (un bonhomme avec des légumes par exemple)…

 

 

Cuisiner en famille peut aussi être une bonne solution car l’enfant va être fier et va avoir envie de manger ce qu’il a préparé.

 

Il existe un jeu sur l’équilibre alimentaire que nous vous conseillons, « Le p’tit toqué », pour apprendre à vos p’tits bouts à bien se nourrir tout en s’amusant. Vous le trouverez sur le site internet www.jeu-le-ptit-toque.com .

Pour familiariser votre enfant avec les fruits et légumes, vous pouvez lui proposer et l’aider à réaliser son petit potager (cela peut également être une jardinière à la fenêtre ou sur le balcon si vous n’avez pas de jardin : Cliquez ici pour découvrir une astuce de potager suspendu).

  • Manger en famille

Manger à table en famille est important pour l’équilibre de votre enfant, et il devrait manger la même chose que les parents. Des études ont montré que dans ce cas, les enfants avaient une meilleure alimentation et étaient moins difficiles ensuite que les enfants ayant des plats préparés spécifiquement pour eux. De plus, les plats des parents sont en général bien plus riches en nutriments essentiels.

Evitez les grignotages, et apprenez-lui à attendre le repas. Si votre enfant a vraiment faim bien avant que le repas ne soit prêt, proposez-lui éventuellement de manger un fruit comme collation. La fois suivante, faites en sorte que son repas soit suffisamment copieux pour qu’il puisse tenir jusqu’au repas suivant. Mais retenez que la clé de l’équilibre est de ne rien interdire ni imposer, il faut essayer de lui faire adopter des habitudes saines en lui montrant l’exemple.

  • Dans la mesure du possible, et si vous le pouvez, dites oui à l’allaitement

L’allaitement maternel favorise également la diversité alimentaire lors de la diversification. L’enfant est ainsi habitué aux changements de saveurs car le goût du lait maternel varie en fonction de l’alimentation de la maman.